C’est un drôle de bout de femme que Corinne Morel-Darleux. Il y a de cela six ans, elle ne faisait pas de politique. Et la voici candidate du Front de gauche aux élections législatives dans la 3e circonscription de la Drôme. Face à Hervé Mariton, un des ténors de l’UMP, s’il vous plaît. Ce coin de France rassemble, entre autre, le Diois et les premiers contreforts du plateau du Vercors.
Quand, elle vient s’installer dans le sud de la Drôme, Corinne est à ce genre de moments où la situation générale est si complexe qu’il n’y a pas de vrai choix : ou on se cantonne à cultiver son jardin, ou on s’y met pour de bon. L’ancienne Parisienne - et je viens de l’apprendre : employée d’un cabinet de consulting auprès des multinationales du CAC40 - a plutôt opté pour la première partie de l’alternative. C’est la seconde qui va la rattraper, au détour de la création d’une nouvelle force politique, le Parti de Gauche dont elle est co-fondatrice en tant qu’ancienne porte-parole du mouvement Utopia. Corinne, c’est la décroissance, l’écologie radicale, la transformation en profondeur de la société. Je laisse la parole au sociologue Paul Ariès, directeur du journal Le Sarkophage, qui a ces mots justes pour moi qui la connaît un peu :
« Depuis des années, Corinne Morel Darleux partage tous les combats des gauches antiproductivistes et Objectrices de croissance :gratuité des services publics, réduction du temps de travail, option préférentielle pour les pauvres (donner plus à ceux qui ont moins), remise en cause du dogme de la croissance et du capitalisme vert, besoin de se libérer de la centralité du travail et de l’énergie nucléaire, nécessité d’inventer une société post-pétrolière, post-extractiviste, désir de marcher vers une société du partage, une société du Bien-vivre. »





































































Dans quelques jours, ce blog va évoluer pour devenir un outil de ma campagne électorale dans la 8ecirconscription de Paris (située dans le 12e et une partie du 20e). Toutefois, je vais bien sûr continuer à y donner mon opinion sur des sujets de politiques nationales. C’est ainsi que je conçois les choses concernant mon engagement militant. C’est là une position de principe. Ces élections législatives doivent être l’occasion de parler de politique nationale générale. Il n’y aurait rien de pire, dans un moment si important pour notre peuple, qu’elles se transforment en 577 petits débats locaux différents selon les circonscriptions. Prenez garde. C’est le piège dans lequel on voudrait pour certains enfermer nos concitoyens. Il s’agirait de « municipaliser » les législatives, ou encore de les mettre sur le même plan que des élections cantonales à peine améliorées. Cette tendance à l’affaissement de la vie civique a déjà produit ses effets amollissants depuis plusieurs décennies. On va la retrouver une nouvelle fois en 2012. Ainsi, des candidats vont se présenter à vous avec souvent pour principal argument qu’ils sont « d’ici », que leur grand-père ou arrière grand-mère étaient du coin, qu’ils habitent le quartier, qu’ils seront « des élus de proximité » et autre bla-bla.




















